La Galerie
TweeterJosé Luis Torres
Exposition du 17 avril au 3 juin 2012
Vernissage le 17 avril à 19 h
Après une formation en architecture et en arts visuels, José Luis Torres a amorcé, en Argentine, une carrière professionnelle qui évolue autour de la sculpture. Sa pratique s’articule autour des dimensions mobiles, telle une allégorie de sa propre existence partagée avec ses besoins de déplacement.
En réaffirmant l’idée qu’il n’existe aujourd’hui plus aucune frontière relative aux questions d’espace, il part de la sculpture pour faire de l’art en transformant l’espace qui contient et entoure la nature et ses éléments. Pour cela, il explore sa mesure concrète et sa mesure esthétique, partant de deux types de perceptions : une physique, tangible, et une autre mentale et subjective. De l’espace réel ou vécu à l’espace fictif ou imaginaire, il projette un travail qui se manifeste par un ensemble de rapports entre la forme, les matériaux et leur mise en espace. Plus récemment, et telle une autre façon d’approfondir le même paradigme spatial, son travail emprunte la voie de l’installation, à mi-chemin entre la sculpture et l’architecture.
Axée sur des notions de nomadisme, de territoire et d’identité, le travail de l’artiste s’inscrit dans cette nouvelle pratique : la création de relations perceptibles dans des espaces qui agissent comme lieu d’exploration et de création, tel un laboratoire. Fusionnant les limites entre l’espace d’exposition et l’œuvre qui l’occupe, il « reconstruit » en accord avec les spécificités topographiques, fonctionnelles et humaines de chaque lieu d’investigation. Il travaille à partir d’une esthétique accumulative, virale et invasive, et chaque construction passe de l’objet à la situation.
Hors les murs ou en galerie, ses projets sont conçus en fonction d’un site spécifique et visent à dynamiser la relation entre les éléments qui les composent, le lieu qui les accueille ou qu’ils incorporent, et le public. En ce sens, l’artiste crée des environnements praticables où le visiteur est appelé à expérimenter l’espace dans un cheminement et un processus de découvertes.
L’installation créée pour l’espace de la Galerie du CCFM aborde ainsi les idées de transformation, de liens et de mouvement. Il s’agit d’une exploration réflexive autour de la notion de processus créatif, élaborée à partir de constructions bricolées qui font référence à l’architecture précaire. L’artiste y propose une série d’œuvres qui nous rappellent que l’architecture est un dispositif relationnel, un médium d’expérimentations. Un mélange d’utopie, de vestige et d’esthétisme qui œuvre par intuition.
PHILISOPHIE DE L’ARTISTE
La vie est un jeu tout comme la survie. Un jeu basé sur la relation avec le monde par l’intermédiaire d’essais et d’erreurs, d’accidentel et d’intentionnel. Un geste à l’image de nos sociétés qui oscillent entre l’ordre et le chaos.
Dans le cadre du travail réalisé au CCFM, la créativité déclenchée par la nécessité de survivre, produit quelque chose entre une sculpture/architecture organique, spontanée et évolutive, un travail avec une esthétique accumulative, virale et invasive, dont la construction passe de l’objet à la situation. Toute l’installation apparaît comme un produit mystérieux, comme un travail individuel d’origine inconnue.
Je considère la manipulation de rebuts de constructions comme un complément à un contenu déjà existant. Les notions de paysage et d’architecture se révèlent par un processus d’accumulation et d’appropriation, lesquelles démontrent un attachement manifeste à la figure de la demeure. Cela parvient à définir un plan fictif, traçant un parcours dans lequel le spectateur est convié à faire l’expérience de l’œuvre sur le mode de la déambulation.
Pierre Lavoie
Retrouvez l'exposition "Témoins, Images de Saint-Boniface" de Pierre Lavoie qui a eu lieu à La Galerie du CCFM en février - mars 2011 en version 3D interactive en cliquant ici.
L'entrée est gratuite.
La Galerie du CCFM présente une variété d’expositions d’artistes manitobains et canadiens, de préférence francophones.